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        <title>Mon combat contre la dépression</title>
        <link>https://depression.writizzy.blog</link>
        <description>J'ai été diagnostiqué d'un épisode dépressif sévère. Je raconte ma découverte de cette maladie et les différentes étapes ... jusqu'à la rémission ?</description>
        <lastBuildDate>Thu, 20 Aug 2026 23:40:20 GMT</lastBuildDate>
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        <copyright>All rights reserved 2026, Mon combat contre la dépression</copyright>
        <item>
            <title><![CDATA[Repenser la place du travail dans sa vie]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/repenser-la-place-du-travail-dans-sa-vie</link>
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            <pubDate>Thu, 20 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Je suis en train de vivre une épreuve difficile où chaque jour demande un effort énorme pour faire des choses qui me semblaient basiques avant. Le contexte professionnel dans lequel j’ai évolué à provoqué aujourd’hui un isolement duquel je ne vois pas le bout, et honnêtement j’ai du mal à croire qu’un jour je vais m’en remettre.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Je suis en train de vivre une épreuve difficile où chaque jour demande un effort énorme pour faire des choses qui me semblaient basiques avant. Le contexte professionnel dans lequel j’ai évolué à provoqué aujourd’hui un <a href="https://depression.writizzy.blog/p/l-isolement-professionnel">isolement</a> duquel je ne vois pas le bout, et honnêtement j’ai du mal à croire qu’un jour je vais m’en remettre.</p>
<p>Quand j’étais au plus mal, les personnes en première ligne de mon mal-être et qui ont dû se mobiliser sont :</p>
<ul>
<li>ma famille immédiate</li>
<li>mes amis les plus proches</li>
</ul>
<p>La liste de mes soutiens professionnels jusqu’ici : </p>
<p>- </p>
<p>Ce n’est pas une faute de frappe, c’est bien une liste vide. Absolument aucune personne de mon ancien boulot ne m’a soutenu. Tous les regards se sont détournés, que ce soit pendant ce que je subissais sous leurs yeux et aujourd’hui depuis que la maladie m’a touché. Ce qui m’amène à m’interroger sur mon engagement professionnel. A quoi bon se donner corps et âme pour un système qui vous déshumanise ? </p>
<p>Jusqu’ici j’ai eu la chance de faire un job que j’aime, aujourd’hui je n’en suis plus sûr. Au boulot on va nous demander d’être engagé, impliqué, moteur, passionné. Les bureaux afficheront des posters sur l’importance de la collaboration, de l’esprit d’équipe, du soutien. Lors des séminaires d’entreprise on n’hésitera pas à parler de l’importance de la bienveillance en affichant les résultats de nos actions collectives. Tout cela je l’ai vu, vécu, entendu. La belle façade qui masque la déshumanisation en coulisses. </p>
<p>Quand on arrive aussi bas qu’on en vient à regarder sa propre mort dans les yeux, les premières personnes à subir cette descente avec vous sont vos proches. Tous les jours j’ai des moments de rechute qui peuvent causer de l’inquiétude à des gens pour qui je compte. Aujourd’hui, je ne peux constater à quel point l’environnement professionnel dans lequel j’ai pu évoluer était inapproprié. Tous ceux qui en demandaient toujours plus jusqu’à essayer de vous humilier et détruire publiquement sont les premiers absents face à la maladie qu’ils ont alimenté.</p>
<p>Ceux qui en subissent les conséquences avec moi ce sont en premier lieu ma famille. Et croyez-moi, c’est difficile quand ils ont en face d’eux quelqu’un qui n’a envie de rien et malgré tout ils gardent espoir et cherchent des solutions pour vous aider. Et il y a les amis proches qui soutiennent, envoient des messages, appellent, proposent des activités en sachant qu’ils risquent d’essuyer un refus. Mais ils sont là et leur soutien est important.</p>
<p>Tout cela m’amène à me questionner sur la façade du monde professionnel. Et si au fond j’avais eu tort de m’être autant engagé dans cette profession ? Est-ce que mon tort n’est pas d’avoir cru qu’ils étaient capable de me soutenir alors que pendant des années il y avait des signes de destruction ? Est-ce qu’un environnement professionnel dans lequel je me sens bien existe ? Honnêtement à ce stade je ne sais plus même si au fond de moi j’ai encore envie d’y croire … Et j’espère que la prochaine fois je ferai attention à moi, pour moi en premier mais aussi pour ceux qui tiennent sincèrement à moi et que je ne remercierai jamais assez ❤️.</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Une IA peut-elle assurer un suivi psy ?]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/une-ia-peut-elle-assurer-un-suivi-psy</link>
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            <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[C’est une question dans l’ère du temps. Avec la généralisation des IA et ses promesses de miracles, les chatbot IA comme Claude ou ChatGPT sont devenus les confidents de nombreuses personnes. Est-ce que pour autant ça m’a traversé l’esprit de demander conseils aux IA ? ]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>C’est une question dans l’ère du temps. Avec la généralisation des IA et ses promesses de miracles, les chatbot IA comme Claude ou ChatGPT sont devenus les confidents de nombreuses personnes. Est-ce que pour autant ça m’a traversé l’esprit de demander conseils aux IA ? </p>
<p><strong>Réponse courte : non</strong>. Et j’espère que ça n’arrivera jamais. Ça ne me parait pas concevable de demander à des machines de m’aider à comprendre mon fonctionnement en tant qu’humain et m’aider à améliorer mes interactions avec d’autres humains. L’IA ne comprend pas les nuances des sentiments et des interactions. De l’autre côté de ChatGPT je ne vois rien d’autre qu’un data center. Étant dans le milieu de la tech, je vois en ChatGPT un produit tech avec des choix de conception visant à favoriser son adoption (anthropomorphisme, modèles statistiques, …). De la même manière, l’IA ne s’adapte pas à ma communication non verbale, aux silences, etc. </p>
<p>Je comprends les différents arguments des personnes qui peuvent utiliser l’IA comme un psychologue. Un suivi psychologique représente un coût et tout le monde ne peut pas se le permettre. Ensuite, il y a aussi un facteur temps : un psy a des horaires de boulot auxquels il faut se conformer alors que l’IA est disponible à toute heure de la journée et de la nuit. Pour autant l’attachement émotionnel à une machine, aussi savante qu&#39;elle soit, me semble être contre productif voire même nocif. </p>
<p>J’espère garder l’énergie nécessaire pour rester avec un ou une psychologue/psychiatre qui me convient en m’accordant le droit de changer quand je ne me sens pas à l’aise plutôt que de m’appuyer sur une machine qui me fera croire qu’elle sera toujours présente pour moi sans comprendre les nuances de ma personnalité et des êtres humains. L’effort de mon côté est de réussir à me retrouver en face de professionnels avec qui je me sens suffisamment à l’aise pour parler de n’importe quel sujet le plus librement possible.</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Combien ça me coûte de me faire soigner ? ]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/combien-ca-me-coute-de-me-faire-soigner</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/combien-ca-me-coute-de-me-faire-soigner</guid>
            <pubDate>Sat, 15 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Tomber malade implique de se faire soigner et se faire soigner a un coût. Voici les montants que je débourse.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Tomber malade implique de se faire soigner et se faire soigner a un coût. Voici les montants que je débourse.</p>
<ul>
<li>Médecin généraliste : une trentaine (je ne sais plus combien exactement), intégralement remboursé.</li>
<li>Bilan sanguin : intégralement pris en charge avec tiers payant donc je n’ai rien sorti de ma poche.</li>
<li>Psychiatre : 150€ / consultation. Pour l’instant 1 consultation par mois. Suit le parcours de soins donc remboursé en partie.</li>
<li>Psychologue : un peu moins d’une centaine d’euros par séance. Jusqu’ici je suis à un rythme d’une fois par semaine. Tout est à ma charge (non remboursé par la mutuelle ni par sécurité sociale)</li>
<li>Médicaments : tiers payant à la pharmacie, je ne sors rien de ma poche</li>
</ul>
<p>A cela se rajoute un coût indirect, celui de ne pas avoir d’énergie pour chercher un nouveau job ☹️ En attendant j’ai tout de même un arrêt de travail qui me permet d’accéder à des indemnités journalières.</p>
<p>A noter que j’ai aussi une prévoyance santé à laquelle j’avais souscrit en cas de coup dur afin de compléter ma perte de revenus. J’ai malheureusement découvert qu’elle ne s’applique pas pour les cas de santé mentale. Comme quoi il y a encore du chemin pour la bonne prise en charge de la santé mentale …</p>
<p>Pour le moment j’ai des réserves qui me permettent d’investir sur ma santé mentale mais au total on se rend compte que tout ça mis bout à bout a un coût. Je mesure donc toute la chance que j’ai et je me rends compte de la fracture sociale autour de l’accès au soins autour de ces maladies … </p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[La dépression est une maladie, pas une faiblesse]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/la-depression-est-une-maladie-pas-une-faiblesse</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/la-depression-est-une-maladie-pas-une-faiblesse</guid>
            <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Dans un témoignage, une personne disait que la dépression est une des maladies les plus inclusives car elle peut toucher n’importe qui sans distinction. Mais elle a la particularité de faire croire à la personne qui en souffre qu’elle est la seule au monde à l’avoir.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Dans un témoignage, une personne disait que la dépression est une des maladies les plus inclusives car elle peut toucher n’importe qui sans distinction. Mais elle a la particularité de faire croire à la personne qui en souffre qu’elle est la seule au monde à l’avoir.</p>
<h2>La dépression est une maladie, c’est biologique</h2>
<p>Et ça se soigne. Ces mots prononcés par la psychiatre ont été déterminants. <strong>Ce n’est pas de ma faute</strong>. Si je me fracture un os personne ne va m’accuser de ne pas être assez solide. C’est pareil pour la dépression. Des <a href="https://depression.writizzy.blog/p/en-depression">événements de la vie</a> ont fini par m’abimer au sens propre. Mes <a href="https://depression.writizzy.blog/p/les-symptomes-de-ma-depression">symptômes</a> sont documentés médicalement et leur explication est biologique : des choses se sont abimées dans mon fonctionnement qui font que mes pensées et mon corps ne répondent plus comme avant. Et la bonne nouvelle dans tout ça : <strong>ça se soigne</strong>.</p>
<h2>Accepter d’être malade = accepter de se soigner</h2>
<p>A partir du moment où j’ai compris et accepté que c’était une maladie j’ai commencer à marcher sur le long chemin de la guérison. Car oui, c’est long, environ 6 mois à 1 an. Je le vois comme des séances de kiné ou de la rééducation et avec le temps ça finira par s’améliorer. Quand j’ai une plaie ouverte, je désinfecte et je mets un pansement. Mes médicaments sont mon pansement pour aider la cicatrisation.</p>
<p>Évidemment, les médicaments seuls ne pourront tout régler. Les mêmes causes produiront les mêmes effets alors une adaptation du mode de vie, des comportements, des pensées, de la réaction face aux événements est également nécessaire. La somme des médicaments + ajustements de vie qui devraient permettre de se guérir et empêcher une rechute.</p>
<h2>Rompre l’isolement</h2>
<p>Pendant quelques mois je m’étais complètement isolé. Je ne voulais pas qu’on me voit dans cet état, le regard des autres allait me renvoyer une image de moi que je pensais ne pas pouvoir supporter. Donc je m’isolais, et cet isolement alimentait mon auto-dévalorisation : “regarde toi, t’es incapable de bouger. Comment tu peux espérer t’en sortir”.</p>
<p>Le fait d’accepter d’être malade m’a fait comprendre que c’est la dépression qui me fait penser et agir de la sorte alors je dois m’appuyer sur mon entourage. Si je me fais une entorse à la cheville mon entourage s’adaptera et ne me proposera pas d’aller faire du skate. C’est pareil pour la dépression : en leur disant ce qu’il m’arrive ils adapteront leurs interactions. Ma famille proche est au courant, mes amis proches sont au courant. J’avais peur de leur réaction mais j’ai compris que mon état actuel me faisait anticiper leur réaction. Et j’ai de la chance de n’avoir eu que des réactions de soutien.</p>
<p>C’est un combat quotidien mais accepter que ce qu’il m’arrive a un nom, que ça se soigne et que je ne suis pas seul me permettra, je l’espère, de retrouver un fonctionnement normal. C’est dur mais au moment d’écrire ces lignes j’y crois (c’était moins vrai il y a quelques heure 😅)</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[L'isolement professionnel]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/l-isolement-professionnel</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/l-isolement-professionnel</guid>
            <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[J’en parlais précédemment, j’ai précédemment évolué dans un contexte professionnel qui m’a énormément déçu et, d’après mon ressenti, a été déshumanisant. Je travaille dans la tech et j’ai toujours répété que j’avais la chance de faire un boulot qui me plait. Ce que je vis actuellement a totalement changé ma lecture des choses.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>J’en parlais <a href="https://depression.writizzy.blog/p/en-depression">précédemment</a>, j’ai précédemment évolué dans un contexte professionnel qui m’a énormément déçu et, d’après mon ressenti, a été déshumanisant. Je travaille dans la tech et j’ai toujours répété que j’avais la chance de faire un boulot qui me plait. Ce que je vis actuellement a totalement changé ma lecture des choses.</p>
<h2>La fin des conférences tech</h2>
<p>J’ai beaucoup pris de plaisir à participer aux conférences souvent en tant que spectateur et parfois en tant que speaker. J’ai beaucoup encouragé des personnes autour de moi à y aller et même encouragé à devenir speaker. Quand je ne pouvais pas y aller je m’empressais de regarder les vidéos des conférences et n’hésitais pas à partager celles qui me plaisaient le plus. </p>
<p>Le problème est que de nombreuses personnes qui ont été témoin et parfois moteurs dans ce q<a href="https://depression.writizzy.blog/p/en-depression">u’il m’est arrivé</a> sont également très actives dans la communauté tech soit en tant que speakers soit en tant que membres des organisations. Après avoir observé leurs comportements que j’estime inadaptés, j’ai une toute autre lecture des code of conduct des conférences. Paris, Nantes, Montpellier, Lille … partout en réalité et autant d’endroits où j’estime que ma sécurité ne sera pas préservée. C’est injuste pour toutes les personnes qui s’activent pour sincèrement faire vivre les communautés tech en France, c’est injuste pour moi qui prenait du plaisir à me sentir faire partie de cette communauté. Mais je me rends compte qu’il suffit de quelques personnes pour changer ma perception et la simple idée de les croiser me fait renoncer à toute participation.</p>
<h2>La perte d’envie professionnelle</h2>
<p>Cette partie de moi est actuellement détruite. Je n’arrive plus à faire de la veille techno, je n’arrive plus à coder, je n’arrive plus à lire des livres, à me former. Dans un univers tech qui vit un changement tech majeur boosté à l’IA, je reste sur le quai et regarde un train dans lequel je me dis que je ne serai jamais accepté. Tout ce qui me motivait, me boostait, me faisait envie, a aujourd’hui disparu. Je ne postule plus nul part, passer des entretiens signifierait que je dois me vendre sur la base d’une expérience professionnelle que je cherche absolument à oublier. J’ai perdu confiance en la communauté tech, j’ai perdu confiance en moi.</p>
<p>Quand je lance mon IDE, je vois une série de caractères sans aucun de sens. Avant ça me mettait dans un état de concentration intense, aujourd’hui je n’y arrive plus. Ça n’a plus de sens, ce n’est pas pour moi, je ne vois que la violence du passé. Et mon cerveau extrapole : toute l’industrie, toutes les conférences, ont leur lot d’individus capables de violence pour quelques lignes de codes.</p>
<h2>Conscientiser les pensées irrationnelles</h2>
<p>Comme je l’ai dit, c’est injuste de prêter des mauvaises intentions à toute une industrie. La différence aujourd’hui c’est que je me vois faire cette généralisation, je me vois avoir ces pensées, et il y a une part de moi qui veut croire que je me trompe. Que les personnes qui ont participé à ma destruction actuelle ne sont qu’un cas isolé, que j’étais au mauvais endroit, au mauvais moment avec les mauvaises personnes et que dans un autre contexte je devrai pouvoir m’épanouir comme j’ai pu m’épanouir pendant toutes ces années entouré de personnes inspirantes. Combattre ces pensées négatives me bouffe énormément d’énergie mais je dois me convaincre qu’il existe des gens biens dans cette industrie. Sinon je sombre.</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Les symptômes de ma dépression]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/les-symptomes-de-ma-depression</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/les-symptomes-de-ma-depression</guid>
            <pubDate>Wed, 12 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Un épisode dépressif est considéré comme étant sévère lorsque ses symptômes persistent pendant au moins deux semaines consécutives. Je précise que je ne suis pas médecin et que c’est ma première (et j’espère dernière) dépression. Je décris donc les choses selon ma perspective du moment.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un épisode dépressif est considéré comme étant sévère lorsque ses symptômes persistent pendant au moins deux semaines consécutives. Je précise que je ne suis pas médecin et que c’est ma première (et j’espère dernière) dépression. Je décris donc les choses selon ma perspective du moment.</p>
<h2>Humeur triste constante</h2>
<p>J’ai toujours été optimiste et confiant en l’avenir. Les problèmes de la vie étaient une chance pour moi d’apprendre de nouvelles choses et grandir. Depuis que j’ai cette maladie, la tristesse et le pessimisme prennent le dessus. Ce qui doit mal se passer se passera mal. Ce qui s’est bien passé jusqu’ici était un malentendu. La tristesse prend le dessus, c’est comme si je voyais l’ancien moi voir le nouveau moi et ça me rend triste d’imaginer ce qu’il voit.</p>
<h2>Perte de plaisir</h2>
<p>Je ne prends plus de plaisir à faire ce que je fais. Et quand je fais des choses c’est en pilotage automatique. Je n’arrive plus à m’installer devant mon bureau, ouvrir un IDE n’a plus d’intérêt alors qu’avant ça pouvait m’absorber pendant des heures. Je ne me sens pas à ma place en sortant avec des amis, je décline de plus en plus les propositions.</p>
<h2>Sentiment de dévalorisation et culpabilité</h2>
<p>Je me sens inutile, je sens que je suis un poids pour moi, une source d’inquiétude pour les autres. Je suis censé être présent pour les autres comme je l’ai toujours été jusqu’ici, je suis censé avoir des ambitions, des rêves … et j’en suis incapable. J’ai besoin de repos mais me reposer me culpabilise. Je remets en cause toute ma carrière. Par exemple, lors de mes derniers jours, une collègue m’a détruit pendant 1 heure. Une longue heure de reproches et de blâmes alors qu’elle savait que je vivais des moments compliqués. Sur le moment je trouvais triste qu’il existe des personnes qui apprécient attaquer des gens qui vont mal. Aujourd’hui je me dis “et si elle avait raison ? “ </p>
<h2>Trouble de concentration</h2>
<p>Impossible de lire, impossible de regarder un film, impossible d’écouter un podcast. La TV devient un bruit de fond. Impossible de coder. Dès que je commence quelque chose j’ai des pensées intrusives sans aucun rapport les unes avec les autres. La vie devient un film très mal monté, prendre une initiative demande un effort immédiatement annulé par l’incapacité de me concentrer.</p>
<h2>Idées noires … très noires</h2>
<p>C’était le signal d’alerte pour moi. Aucune envie que les choses s’arrêtent et pourtant ma tête commence à associer la paix à ma disparition. Pas besoin de détailler les choses, le seul et unique objectif est de retrouver le goût à la vie. </p>
<h2>Ralentissement</h2>
<p>Tout va trop vite autour de moi, c’est plutôt moi qui va lentement. Sortir du lit, me lever du canapé, marcher … toutes les activités simples se font au ralenti. Je n’ai la capacité que d’une activité dans la journée. Je mets la tenue de sport le matin et je n’arrive à y aller qu’en fin de journée … quand j’arrive à y aller. Je me rappelle toutes les choses que j’arrivais à gérer dans la même journée, tout ça me semble très loin.</p>
<h2>Trouble du sommeil et hypervigilance</h2>
<p>J’ai toujours eu un bon sommeil. Je dormais régulièrement 8h d’affilé peu importe ce qui se passait dans ma vie. Aujourd’hui mon sommeil n’est pas constant. Ce que j’ai observé jusqu’ici : j’enchaine les mauvaises nuits jusqu’à être suffisamment fatigué et je fais une nuit complète. Parfois je dors d’une traite. Souvent je me réveille plus tôt que d’habitude. Je suis en hypervigilance et c’est une urgence qui n’existe pas qui me réveille. Comme je fonctionne au ralenti, une activité qui doit avoir lieu dans 2 jours est anticipée, tous les scénarios étudiés (souvent les plus pessimistes) ce qui participe à l’épuisement, m’empêche de m’endormir ou me sort de mon sommeil.</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[Les signes d'inquiétude]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/les-signes-d-inquietude</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/les-signes-d-inquietude</guid>
            <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Il y a eu plusieurs signes au fil du temps qui auraient dû m’alerter mais que j’ai ignoré. Jusqu’au moment où je ne pouvais plus ignorer.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a eu plusieurs signes au fil du temps qui auraient dû m’alerter mais que j’ai ignoré. Jusqu’au moment où je ne pouvais plus ignorer.</p>
<h2>L’agoraphobie</h2>
<p>Ça a commencé par des sensations d’étouffement dans les transports. La première fois c’était en voulant prendre un tram bondé, j’ai eu l’impression de manquer de souffle et j’ai senti que je devais sortir. C’était la première fois que ça m’arrivait, j’ai terminé mon chemin à pieds et je n’y ai plus prêté attention.</p>
<p>Quelques temps plus tard, rebelote ! Cette fois-ci dans le métro à l’heure de pointe, j’ai l’impression de manquer de souffle, que la rame de métro s’enferme sur moi et que je dois sortir. Je laisse passer 2 ou 3 métros jusqu’à voir une rame pas trop bondée et j’arrive à rentrer. Pour autant, je me dis qu’il y a quelque chose qui cloche.</p>
<p>Par précaution je vais voir un médecin généraliste. Ce n’est pas mon médecin habituel, il me fait un électrocardiogramme et je ne présente aucune alerte. Il me pose des questions sur mon stress du moment, j’ai l’impression que ça va, je lui réponds qu’il y a quelques coups de rush mais ça fait partie de la vie d’adulte. Je ressors globalement rassuré car je n’ai pas de problèmes cardiaques sans pour autant avoir d’explication sur ces sensations d’étouffement. </p>
<p>Ces épisodes se reproduisent de manière aléatoire par la suite et quand je le peux, j’essaye de prendre sur moi en me disant que ce n’est pas rationnel et ça finit par passer au bout de quelques minutes. Globalement, j’essaye de m’habituer au lieu de traiter le problème de fond.</p>
<h2>Les douleurs musculaires et articulaires</h2>
<p>Ça avait commencé avec des douleurs au dos, mais j’en ai toujours eu alors je &#39;n’y ai pas trop fait attention. Puis il y a eu des crampes qui apparaissaient, suffisamment fortes pour que je dois interrompre ma séance de sport. D’ailleurs je démarrais ma journée avec une crampe quand je posais le pied au sol en sortant du lit. J’ai eu un épisode avec la mâchoire bloquée du côté droit qui a fini par se débloquer d’elle même. Puis une douleur à l’épaule sans raison apparente (pas de choc en gros) qui a nécessite une petite intervention.</p>
<h2>La fatigue</h2>
<p>Comme tout le monde j’ai toujours eu des périodes avec plus ou moins de fatigue et ça a toujours fini par passer. Puis arrive le moment de cette grosse fatigue, comme un énorme poids posé sur moi qui refuse de partir, la tête toujours dans un brouillard qui ne se dissipe jamais. Les jours passent, puis les semaines et je suis toujours autant fatigué. Je dors mal, le sommeil est haché, je me réveille fatigué, je cale des siestes après le déjeuner mais ça n’aide pas vraiment. La tête est lourde, les gestes sont lents, comment si le reste du monde avait été passé en avance rapide. Toute décision devient une montagne, je n’ai la force de rien, je n’ai envie de rien, rien de bien ne peut m’arriver, tout devient un problème potentiel alors je m’isole. Faire des choses me fatigue, ne rien faire me fatigue.</p>
<h2>Les idées sombres</h2>
<p>Puis tout commence à se mélanger dans la tête, le passé, le présent, l’avenir. Je ne retiens que les événements douloureux, tout ce qui s’est mal passé, la fatigue du moment dont je pourrai jamais me relever et donc forcément un avenir où le monde a avancé sans moi. Puis il y a eu un premier flash d’un scénario sombre. Quelques temps plus tard, un autre flash, autre scénario, toujours sombre. Puis un troisième, plus rapproché cette fois-ci et qui s’enchaine par un quatrième. </p>
<p>Je n’ai aucun attrait pour ma disparition et malgré la fatigue je suis suffisamment lucide pour savoir que je ne dois pas penser à ça. C’est scénarios sombres sont trop précis. Heureusement, j’ai été sensibilisé à la santé mentale il y a quelques années et je décide de ne pas les ignorer. </p>
<p>J’ai été sensibilisé à encourager les autres à prendre soin d’eux mentalement, c’est mon tour, et je sais pas du tout par où commencer mais les signes sont suffisamment inquiétants pour ne pas me lancer.</p>
]]></content:encoded>
        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[S'entourer d'une équipe médicale]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/en-parler-a-mon-medecin</link>
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            <pubDate>Mon, 10 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Lorsque j’ai finalement admis que j’avais besoin d’aide, il a fallu que je trouve où demander de l’aide. A ce moment là je vis au ralenti, tout est un danger, personne ne peut me comprendre, ma parole sera remise en cause. ]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque j’ai finalement admis que j’avais besoin d’aide, il a fallu que je trouve où demander de l’aide. Je suis à un moment là je vis au ralenti, tout me semble être un danger, personne ne peut me comprendre, j’ai l’impression que ma parole sera systématiquement remise en cause. Comment trouver de l’aide dans ce contexte ? </p>
<h2>Le médecin généraliste</h2>
<p>Je suis très peu tombé malade dans ma vie jusqu’ici et je connais personne qui a consulté de psy (-chologue ou -chiatre). Mon seul point d’entrée pour tout ce qui est médical est mon médecin traitant. Par contre je sens que je ne saurais pas expliquer lui pourquoi je le consulte. La crainte de ne pas être compris alimente mon angoisse alors je décide d’écrire une note dans mon téléphone et je lui montre lors du rendez-vous. J’en ressors avec un arrêt de travail, un bilan sanguin à faire et le contact d’une psychanalyste. Il comprend ma réticence à prendre des médicaments, me confirme qu’il peut y avoir des effets secondaires tout en rappelant que l’effet primaire pour le moment est des idées de ma disparition de cette planète donc ça vaut peut être le coup de le considérer. Pas faux.</p>
<h2>Psychologue (et non psychanalyste)</h2>
<p>Là on rentre dans la zone que je ne connais pas. Je me renseigne un peu sur la psychanalyse et je suis assez sceptique. Je suis partagé entre tester la recommandation de mon médecin ou trouver quelqu’un par moi-même. Sauf que ça me fait beaucoup trop cogiter par rapport à l’énergie que j’ai de disponible alors je laisse tomber la psychanalyse. Sur Doctolib je cherche “psychologue”, je parcours quelques fiches sauf que je ne comprends pas vraiment les différents sigles (TCC, EMDR, ICV, …) alors je décide de prendre rendez-vous chez quelqu’un de disponible rapidement et pas trop loin de chez moi. </p>
<p>Je prépare le premier rendez-vous avec la même approche : je documente ce qui m’a amené en en être là mais en version plus détaillée, beaucoup plus détaillée. Je raconte tous les détails en remontant là où j’estime que cela a démarré avec pour objectif d’être bien compris. Lors du premier rendez-vous on passe ce document en revue ce qui permet d’installer le contexte. C’est elle qui, voyant que ma disparition devenait un sujet, m’a fortement encouragé à consulter un psychiatre.</p>
<h2>Psychiatre</h2>
<p>Pareil, j’y connais rien et je ne connais personne qui en a rencontré (en tout cas on n’en parle pas). Je reprends la même approche : Doctolib → dispo rapide → RDV. Pour le premier rendez-vous je prépare un document mais il ne le regarde pas. Pour une raison que j’ignore je ne mentionne pas les pensées sombre que j’ai pu avoir. Peut-être que je ne me sentais pas suffisamment à l’aise. La consultation est assez rapide et je ressors avec une ordonnance de je ne sais pas trop quoi et que je ne prendrai pas. Je retourne le voir deux semaines plus tard car je sentais que j’avais oublié de mentionner cet élément important de ce qu’il m’arrivait. Pareil, peu d’écoute, ordonnance, médicament … sans plus d’explications. A ce stade, je ne prends pas les médicaments. Je n’étais déjà pas à l’aise avec le fait d’associer mon bonheur à la prise de médocs et encore moins quand j’ai aucune idée de la raison pour laquelle je les prends. Quand je lui demande si je dois continuer à voir la psychologue, il me répond “bah à votre avis ? D’un côté vous avez un médecin, d’un autre côté quelqu’un qui n’est pas médecin”. </p>
<p>Plus tard, voyant que la situation ne s’améliore pas suffisamment je décide de chercher un autre psychiatre. Et là, c’est un soulagement ! Elle m’écoute, prend des notes, évoque le mot de dépression en me disant immédiatement que c’est une maladie biologique et qui se traite très bien. Elle me parle aussi du rôle des médicaments en disant dès le premier rendez-vous que l’objectif est de les arrêter progressivement et que je n’ai plus jamais de rendez-vous dans son cabinet. Je lui demande s’il je dois continuer la thérapie en parallèle, elle me répond que c’est absolument nécessaire et que c’est la combinaison de tout ça qui m’aidera. Et j’ai aussi un point de repère : 6 mois à 1 an. Cette approche me rassure, je me sens enfin pleinement accompagné.</p>
<p>En tout il m’a fallu 2 mois pour m’entourer de professionnels de santé : médecin traitant + psychologue + psychiatre = mettre les chances de mon côté pour guérir.</p>
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        </item>
        <item>
            <title><![CDATA[L’effondrement]]></title>
            <link>https://depression.writizzy.blog/p/en-depression</link>
            <guid>https://depression.writizzy.blog/p/en-depression</guid>
            <pubDate>Sun, 09 Aug 2026 00:00:00 GMT</pubDate>
            <description><![CDATA[Le diagnostic est tombé, je suis officiellement malade : épisode dépressif sévère. Comment est-ce que j’en suis arrivé là ? C’est un effondrement de différents éléments de ma vie.]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le diagnostic est tombé, je suis officiellement malade : épisode dépressif sévère. Comment est-ce que j’en suis arrivé là ? C’est un effondrement de différents éléments de ma vie.</p>
<p>Il y a quelques temps, j’ai rejoint un job où très vite je constate des éléments problématiques, notamment de grosses tensions dans les équipes. Les choses s&#39;aggravent rapidement pour moi quand je subis ce que je vis comme une première agression où plusieurs personnes s’en prennent directement à moi. J’estime alors que les choses sont suffisamment inacceptables et j’annonce que je souhaite quitter l’entreprise. On tente alors de me convaincre que c’est un malentendu, que ce n’est absolument pas représentatif de leurs habitudes et que les hurlements dont j’ai été la cible ne se reproduiront plus. Après de nombreuses discussions, je me dis alors que c’est peut-être vrai et que ce serait dommage de terminer là-dessus. Quelque temps plus tard, j’apprendrai que j’ai fait une erreur.</p>
<p>Je décide donc de rester malgré un contexte tendu et des tensions récurrentes que, malgré moi, je finis par normaliser. Une tension latente avec un collègue qui n’accepte pas ma présence pour des raisons obscures, une collègue qui n’hésite pas lors d’une réunion à qualifier le travail de mon équipe en utilisant des termes insultants et, quand je lui dis que ce n’est pas une façon d’interagir, elle s’indigne de ne pas pouvoir nous parler de la sorte, etc. Là encore, c’est une nouvelle erreur d’avoir normalisé un contexte aussi nocif.</p>
<p>En parallèle, la vie prend le dessus. Dans personnes très proches doivent vivre un événement tragique et un  deuil à traverser. Quelques mois plus tard, mes parents subissent des agressions dans leur quartier. Je les accompagne déposer plainte à la police, qui me dit qu’ils n’interviendront pas malgré les nombreuses preuves. Je me retrouve donc à devoir gérer la situation par moi-même. Pour couronner le tout, je me retrouve également dans une situation tendue avec des artisans que j’avais sollicité pour des travaux qui ne se passent pas comme convenu ce qui me rajoute une source d’anxiété.</p>
<p>Au boulot, les tensions s’accentuent et je subis ce qui me semble être une énième agression que j’ai du mal à accepter. Avec l’accumulation des tensions dans ma vie perso combinée aux tracas du quotidien qui s&#39;accumulent, je sens que les choses deviennent compliquées à gérer, je me mets donc au 4/5e. Dans les entreprises, ils aiment parler de bienveillance et du fait qu’il est important de parler quand il y a un problème. Quand je parle de cet événement, j’ai l’impression qu’on me répond quelque chose comme : « Je n’étais pas là quand c’est arrivé, donc pour moi ça n’existe pas. » Quand je parle à une autre personne de l’accumulation des problèmes personnels et notamment du deuil, j’ai l’impression qu’on me répond quelque chose comme : « Ok, désolée, mais tu as mal organisé ton 4/5e. » . J’ai le sentiment d’avoir été totalement déshumanisé et que ce que j’ai vécu a été légitimé, j’ai l&#39;impression que le droit d’accompagner dans le deuil m’a été retiré. Pour moi, c’est trop et j’annonce mon départ.</p>
<p>Pensant que les choses pouvaient se calmer, je vis le préavis de départ le plus déshumanisant possible. Un collègue décide de totalement m’invisibiliser et il ne s’en cache même pas : du jour au lendemain, plus aucun mot, plus aucune réponse au moindre message. D’autres collègues répondent de manière épisodique. J’ai l’impression d’être devenu lle lâche qui abandonne parce que je refuse d’encaisser. Une autre ne parle que de la souffrance que lui cause ma décision et je me retrouve à soulager ses larmes alors qu’elle sait parfaitement les raisons de mon départ. Lors de mon dernier jour, j’ai l’impression d’entendre quelque chose comme : « Désolé pour ces attitudes, mais demande-toi ce que tu as en toi qui fait qu’on s’en prenne autant à toi. » Voilà, c’est sur ces termes qu’une longue collaboration se termine.</p>
<p>À ce moment-là, j&#39;ai encore de l’énergie (oups, nouvelle erreur). Je suis plutôt sûr de la qualité du travail qui a été fourni et je décide de toquer à la porte de géants de la tech, ces boîtes avec un haut niveau d’exigence, mais je m’accorde enfin le droit de les contacter. Bonne nouvelle, je ne suis pas seulement sélectionné par un géant de la tech, mais trois ! Leurs critères de sélection sont hyper exigeants (bon, on pourra parler de l’utilité de faire autant de rounds d’entretiens, mais passons), alors je me prépare sérieusement et y trouve une énorme source de motivation, notamment parce que parmi ces entreprises, il y en a une qui me fait particulièrement rêver.</p>
<p>Au moment où je passe ces rounds la vie reprend ses droits et, malheureusement, pas de la meilleure des manières. Lors de son retour de vacances, mon père tombe gravement malade et doit être hospitalisé. J’essaye de me convaincre que ce sont des aléas de la vie (erreur) et j’arrive à avancer dans mes entretiens en parallèle. Un process s’arrête de lui-même car le poste est finalement annulé.</p>
<p>Alors que je continue à préparer les autres entretiens, c’est au tour de ma mère de tomber malade et de devoir être hospitalisée. Je me rappelle être en train de réviser mes entretiens du lendemain seul sur le parking des urgences en mangeant des frites froides du seul MacDo ouvert au milieu de la nuit.</p>
<p>Le lendemain, je rate les entretiens d’une des boîtes. Les jours suivants, je passe les rounds finaux du dernier géant de la tech, celui qui m’a tant fait rêver. Ils me font voyager pour les rencontrer, j’y donne mes dernières forces, nous sommes deux finalistes pour un seul fauteuil. Je puise dans mes réserves, ce ne sera pas assez, retour à la case départ.</p>
<p>Fort heureusement, la santé de mes parents s’améliore, mais quelques jours plus tard, c’est à mon tour de ressentir une énorme fatigue qui ne passe pas avec le temps et malgré des vacances en famille. Chaque geste est lourd à faire, toute prise de décision m’est difficile, pour moi c’est de la fatigue et elle passera avec le temps. Sauf que les jours passent et ça ne s’améliore pas, voire ça empire. Chaque tâche du quotidien devient une montagne que je n’arrive pas à franchir. Je pense que je relâche juste la pression, j’apprendrai plus tard que je suis malade : je traverse un épisode dépressif sévère.</p>
<p>Je vais essayer de documenter ici mon combat face à cette maladie, tout d’abord pour moi et mon moi du futur, puis pour toute personne à qui ce témoignage pourrait être utile. Et pour nommer l’éléphant de la pièce : oui, cette maladie peut avoir une issue tragique. Je ferai le maximum pour que cela n’arrive pas, ce blog est ma façon de m’accrocher. Je me bats, vous en êtes témoins.</p>
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