Apprendre à fermer les parenthèses
Une des difficultés avec ma maladie est que de nombreux traumatismes du passé m’impactent aujourd’hui et m’empêchent de me relever. C’est comme si j’avais entassé ces événements sur mes épaules ce qui impacte ma manière de me déplacer aujourd’hui. Tout ça a fonctionné pendant des années mais avec le temps qui passe le poids s’est accumulé et malgré les signes d’inquiétude j’ai fini par tomber.
Identifier les traumas
C’est une des premières choses à faire est d’identifier ces traumas. Enfin non, la première chose à faire c’était de me sortir de ce tunnel de pensées sombres car je n’écoutais plus rien et m’étais presque convaincu que seule la fin pouvait me libérer. Une fois que je suis sorti de ces pensées et que j’ai regagné des capacités d’analyse, je peux commencer le travail d’identification des traumas pour apprendre à les gérer. Notez bien que le but n’est pas de les effacer de ma mémoire, c’est difficile de faire comme si ça n’avait pas existé. L’idée est d’apprendre à vivre avec mon passé sans que cela impacte négativement mon présent et mon futur. Au début ça me semblait facile : je savais quels événements s’étaient accumulés ces dernières années. Sauf qu’en tirant le fil, je me suis rendu compte qu’il me fallait remonter dans le temps de plus en plus loin. Au cours de ma vie j’ai vécu plusieurs situations qui ont pu m’impacter d’une manière ou d’une autre et ont pu orienter certains de mes choix actuels alors il faut remonter le fil de l’histoire et les noter.
Fermer la parenthèse pour avancer
Chaque trauma identifié est comme une parenthèse ouvrante … qui n’a jamais été fermée. Et au fil du temps il y en a eu de plus en plus, à tel point que j’ai normalisé le fait de vivre sous leur influence et ça, ça ne marche pas. Alors il y a tout un travail à faire mon dire à mon cerveau que ce qu’il s’est passé dans le passé et réellement passé. Ça n’a pas de sens d’imaginer quelle aurait été ma vie si les choses avaient été autrement. Ça n’a pas de sens de revivre des souvenirs encore et encore qui ne pourront pas être changés. Être présent à un endroit en ayant les pensées perdues dans le passé ne fait que m’abimer mon expérience de vie en cours et à venir. Alors il faut apprendre à fermer les parenthèses. Ça ne veut pas dire que je dois oublier le passé, ça ne veut pas dire que je dois les minimiser, mais plutôt me rappeler que c’est terminé pour pouvoir remettre de l’énergie en étant tourné vers l’avenir.
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