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La dépression est une maladie, pas une faiblesse

Hurt
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Dans un témoignage, une personne disait que la dépression est une des maladies les plus inclusives car elle peut toucher n’importe qui sans distinction. Mais elle a la particularité de faire croire à la personne qui en souffre qu’elle est la seule au monde à l’avoir.

La dépression est une maladie, c’est biologique

Et ça se soigne. Ces mots prononcés par la psychiatre ont été déterminants. Ce n’est pas de ma faute. Si je me fracture un os personne ne va m’accuser de ne pas être assez solide. C’est pareil pour la dépression. Des événements de la vie ont fini par m’abimer au sens propre. Mes symptômes sont documentés médicalement et leur explication est biologique : des choses se sont abimées dans mon fonctionnement qui font que mes pensées et mon corps ne répondent plus comme avant. Et la bonne nouvelle dans tout ça : ça se soigne.

Accepter d’être malade = accepter de se soigner

A partir du moment où j’ai compris et accepté que c’était une maladie j’ai commencer à marcher sur le long chemin de la guérison. Car oui, c’est long, environ 6 mois à 1 an. Je le vois comme des séances de kiné ou de la rééducation et avec le temps ça finira par s’améliorer. Quand j’ai une plaie ouverte, je désinfecte et je mets un pansement. Mes médicaments sont mon pansement pour aider la cicatrisation.

Évidemment, les médicaments seuls ne pourront tout régler. Les mêmes causes produiront les mêmes effets alors une adaptation du mode de vie, des comportements, des pensées, de la réaction face aux événements est également nécessaire. La somme des médicaments + ajustements de vie qui devraient permettre de se guérir et empêcher une rechute.

Rompre l’isolement

Pendant quelques mois je m’étais complètement isolé. Je ne voulais pas qu’on me voit dans cet état, le regard des autres allait me renvoyer une image de moi que je pensais ne pas pouvoir supporter. Donc je m’isolais, et cet isolement alimentait mon auto-dévalorisation : “regarde toi, t’es incapable de bouger. Comment tu peux espérer t’en sortir”.

Le fait d’accepter d’être malade m’a fait comprendre que c’est la dépression qui me fait penser et agir de la sorte alors je dois m’appuyer sur mon entourage. Si je me fais une entorse à la cheville mon entourage s’adaptera et ne me proposera pas d’aller faire du skate. C’est pareil pour la dépression : en leur disant ce qu’il m’arrive ils adapteront leurs interactions. Ma famille proche est au courant, mes amis proches sont au courant. J’avais peur de leur réaction mais j’ai compris que mon état actuel me faisait anticiper leur réaction. Et j’ai de la chance de n’avoir eu que des réactions de soutien.

C’est un combat quotidien mais accepter que ce qu’il m’arrive a un nom, que ça se soigne et que je ne suis pas seul me permettra, je l’espère, de retrouver un fonctionnement normal. C’est dur mais au moment d’écrire ces lignes j’y crois (c’était moins vrai il y a quelques heure 😅)

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