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Peut-on être en dépression quand on sait qu'il y a pire ailleurs ?

Hurt
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Beaucoup de personnes dans le monde malheureusement ont vécu ou vivent encore des situations bien plus dramatiques que celles que j’ai pu vivre. Cela m’a amené à me poser les questions : est-ce que j’ai vraiment le droit de me plaindre quand d’autres vivent des choses nettement plus graves ? Pourquoi se plaindre quand d’autres aimeraient avoir mes problèmes ? Voici mon point de vue.

Souffrir n’est pas une compétition

La gravité des événements dans le monde est réelle. Pour autant, cela n’enlève rien à la manière dont je peux ressentir les choses. J’ai eu l’occasion de lire et écouter de nombreux témoignages de personnes ayant eu à traverser cette maladie et une chose m’a sauté aux yeux : chaque histoire est différente et pourtant les symptômes sont similaires. Toutes ces histoires sont valables dans le contexte de la personne qui les a vécues et il n’y a aucune comparaison possible.

S’accorder le droit d’aller mal c’est s’autoriser à guérir

Le fait de toujours se comparer aux autres c’est prendre le risque d’attendre et atteindre un stade beaucoup trop grave avant de prendre l’initiative de se soigner. Il y a des risques à ignorer des signes d’inquiétude. Les reconnaitre c’est les traiter au plus tôt. Plus tôt les signes seront interprétés, plus tôt ils seront pris en charge et moins grave sera la maladie.

Chaque trajectoire est unique

Chaque personne a son histoire qui a amené à avoir sa lecture du monde, sa manière de penser, sa manière d’agir. Pour guérir il faut reconnaître l’unicité de l’individu et accepter que les trajectoires de vie, bien que parfois similaires, ne peuvent pas être comparées. Ce qui va compter ici c’est ma capacité à analyser ma trajectoire et d’en corriger le tir pour améliorer ma santé mentale et ma vision de la vie.

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