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Un changement du rapport à la vie

Hurt
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Parmi les symptômes de la maladie il y a eu des pensées sombres liées à ma disparition. C’est d’ailleurs ce qui m’a alerté sur le fait qu’il fallait que je me fasse accompagner par des professionnels.

J’en suis à un stade où je pense être encore suffisamment lucide pour savoir que même si ces pensées me traversent l’esprit, je ne souhaite absolument pas commettre de geste irréversible. Ce qui m’a inquiété c’est surtout la présence beaucoup trop appuyée des ces idées comme si c’était le seul chemin possible vers la paix.

Le fait d’avoir accepté que je suis malade m’a permis de mettre une explication sur ces pensées et donc de mieux gérer mon anxiété à leur sujet. Premièrement, ces pensées se font de plus en plus rares en ce moment. Deuxièmement, quand ça peut arriver j’arrive à les capter et me dire que c’est la maladie qui déforme ma perception. Ce n’est pas encore un exercice facile car ça me demande un effort de conscientiser ces pensées mais ça a le mérite de ne plus alimenter mon anxiété aussi fort qu’avant.

Une autre conséquence est aussi d’avoir pris conscience que la vie avait une fin. C’est peut-être bête à dire car c’est le propre même de la vie et on a parfois tendance à oublier que personne n’est immortel. D’avoir eu des flashs de ma fin a eu l’effet de dédramatiser cet événement. Oui, un jour ça va s’arrêter. Mais est-ce que j’ai envie que ça s’arrête comme ça, maintenant, sur un effondrement ?

Peut-être qu’il faudrait que je vois dans cette situation une occasion de repenser mes priorités pour que, lorsque la fin se présentera, j’aurai la satisfaction d’avoir bien vécu ma vie. Ça passe par retrouver le goût à la vie, et ça demande beaucoup d’efforts d’essayer de bien vivre. Aujourd’hui vivre me demande un effort, vivement que ça devienne un réflexe !

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